Victor Debrée, dit « Pénel » : Marchand de parapluies et chansonnier


Des personnalités ou hommes célèbres ont vécu à La Ferté Villeneuil : Victor Pénel , de son vrai nom Victor Debrée est né à la Ferté le 27 juillet 1854, son père était mercier puis marchand épicier, au 28 rue de Patay.
Il a passé sa jeunesse à la Ferté, appris à lire et à écrire et commença à travailler dans les fermes dès ses 10 ans, ce qui était courant à l’époque. Cette vie ne lui convenait guère et il devint rapidement marchand ambulant !


Le chansonnier de la vie quotidienne :
Nous ne pouvons pas dater ses premières chansons : elles avaient un caractère revendicatif sur le sort des ouvriers agricoles.
Citons « le plateau de la Beauce » – « l’ouvrier malheureux » – « les riches propriétaires ».
Ces chansons se sont transmises jusqu’à nos jours dans la mémoire des vieux du pays.
Homme très observateur, il se réjouissait du comportement de ses contemporains et n’en laissait passer aucun travers ! Une de ses chansons, lui valut de passer au tribunal pour diffamation.


Le marchand forain :
Pour son commerce, il participait à toutes les fêtes, bonimenteur de foire, il interpellait le public et devenait souvent l’attraction de la fête. Il distribuait ses chansons et en chantait quelques-unes.
Peu à peu il devint une célébrité locale et ses chansons toujours contestataires étaient fredonnées par les ouvriers agricoles mais jamais en présence des nantis ! Il se mit à la réparation des parapluies et organisa des tournées de ramassage de parapluies endommagés.


Il eut beaucoup de succès et les gens se mirent à désigner le parapluie du nom de « Pénel ».
Devant le succès, il décida de ne plus aller chez les clients mais que ceux-ci viendraient dans la boutique qu’il acheta à Châteaudun en 1904, rue Porte d’Abbas.
L’enseigne était « Au Pauvre Morainville » : Morainville était un chansonnier qui parcourait les foires et chantait sous un grand parapluie. Puis en 1907, il s’installa au 2 rue Nationale aujourd’hui rue du Maréchal Lyautey.
Il y restera jusqu’en 1923.


Amateur de vieilles pierres, il ramassa des pierres taillées, des fossiles, des vieux silex et des vielles pièces à La Ferté Villeneuil, il donnera sa collection à Henri Lecesne, l’un des fondateurs de la Société Dunoise qui la donnera à ladite Société en 1933.
Tombé dans la pauvreté, il vivra avec sa femme au lieu-dit « La Croix Vadé », écart de Châteaudun dans un vieux wagon. Sa consolation : les vieilles pierres et la poésie ! il signait ses chansons Pénel le Fou ! Il meurt chez lui le 7 juillet 1932, âgé de 78 ans

Maison « Pénel » aujourd’hui